Déshydratation sur chantier : pourquoi attendre la soif est déjà trop tard

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Professionnel du BTP portant un gilet de sécurité prenant une pause hydratation sur un chantier avec casque de chantier jaune à proximité.

Lorsqu’on travaille dans le BTP, le manque d’eau n’est pas un simple inconfort : c’est un risque majeur pour la santé et la sécurité. Alors que les vagues de chaleur deviennent plus précoces, la Mutuelle MBTP décrypte pour vous les mécanismes de la déshydratation sur le terrain et vous donne les clés pour l’anticiper.

La soif : un signal d'alarme tardif

Sur un chantier, entre l’effort physique, le port des EPI (Équipements de Protection Individuelle) et l’exposition au soleil, le corps élimine énormément d’eau par la transpiration pour maintenir sa température à 37°C.

Le piège ? La sensation de soif n’apparaît que lorsque l’organisme a déjà perdu environ 1 % à 2 % de son poids en eau. À ce stade, la déshydratation est déjà installée et la machine humaine commence à tourner au ralenti :

  • Baisse de vigilance : Un manque d’eau altère la concentration et les réflexes, augmentant le risque d’accidents du travail.
  • Chute des performances : Une perte de 2 % d’eau peut entraîner une baisse de 20 % des capacités physiques.
  • Crampes et fatigue : Les muscles privés d’une hydratation suffisante s’épuisent deux fois plus vite.
  • Risque de coup de chaleur : au-delà de 3 à 4 % de perte hydrique, le corps ne parvient plus à réguler sa température, ce qui peut conduire à une hyperthermie, une urgence médicale

Les profils les plus exposés

Certains salariés doivent redoubler de vigilance : les travailleurs de plus de 50 ans (la sensation de soif diminue naturellement avec l’âge), les nouveaux arrivants sur le chantier non encore acclimatés à la chaleur, les personnes portant des EPI lourds ou occlusifs, et celles suivant certains traitements médicamenteux – diurétiques notamment.

Comment repérer la déshydratation avant le malaise ?

Au-delà de la soif, d’autres indicateurs discrets doivent vous alerter, vous et vos collègues :

  • Une bouche ou des lèvres sèches.
  • Des maux de tête persistants ou des vertiges légers.
  • Le test de l’urine : C’est le repère le plus fiable sur le terrain. Si les urines sont foncées, le corps manque d’eau. Elles doivent rester claires tout au long de la journée.

📌 Rappel réglementaire : Au-delà de l’aspect santé, fournir de l’eau est une obligation. L’employeur doit mettre à disposition au moins 3 litres d’eau fraîche par jour et par salarié en cas de fortes chaleurs.

La Mutuelle MBTP, votre partenaire santé au quotidien

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3 réflexes pour une hydratation efficace cet été

La régularité plutôt que la quantité

Inutile d'avaler un litre d'eau d'un coup. Buvez de petites gorgées (un grand verre d'eau) toutes les 20 minutes, dès le début de la journée, même chez vous avant d'arriver sur le chantier.

Attention à la température

Évitez l'eau glacée qui peut provoquer des troubles digestifs. Privilégiez une eau fraîche mais tempérée.

Fuyez les faux amis

Le café, le thé ou les sodas sucrés ont un effet diurétique (ils augmentent l'élimination de l'eau par les urines) et accentuent la déshydratation. Rien ne remplace l'eau pure.

Et le sel dans tout ça ?

L'eau ne fait pas tout : la transpiration entraîne aussi une perte de sels minéraux. Pour les efforts prolongés en forte chaleur, une alimentation normalement salée et des fruits (banane, orange) peuvent aider à compenser ces pertes, en complément — et non à la place — d'une hydratation régulière en eau.

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