ZOOM prévention BTP : Le risque routier

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Le risque routier professionnel comprend les accidents de trajet (domicile-travail) et accidents de mission (pendant le temps de travail). Dans le secteur du BTP, c’est un risque qui concerne de nombreux salariés : employés quotidiennement au volant d’un utilitaire, ouvriers conduisant le camion de l’entreprise mais aussi personnel administratif, commerciaux, managers…

État des lieux

Dans le secteur de la construction, les accidents de la route sont la 2ᵉ cause d’accidents graves et mortels après les chutes de hauteur et la 1ᵉ cause si l’on prend en compte les trajets domicile-travail.(2)

Quels sont les facteurs de risques ?

De multiples facteurs peuvent être à l’origine d’accident, comme les conditions climatiques ou l’état d’encombrement de la circulation mais très souvent, ce sont deux facteurs qui reviennent en tête de liste des causes principales d’accident : 

L’attitude du conducteur ou d’un tiers peut être un facteur majeur de risque :

l’inattention, souvent liée à la fatigue ou le stress, peut amener à ne pas voir un obstacle ;

– la vitesse réduit considérablement le temps de réaction ;

– l’emprise de l’alcool, de drogues trouble la vision et les réflexes.

Ce sont quelques exemples des agissements pouvant provoquer des accidents sur les routes et les chantiers.

Il est important de savoir que même dans le cadre professionnel, c’est le conducteur lui-même qui est responsable des infractions de la route qu’il commet et non l’entreprise.

La non-conformité d’un véhicule peut avoir des conséquences graves, un véhicule peut-être : 

Inadapté, c’est-à-dire que le type de véhicule est mal choisi pour la mission effectuée ou que la charge transportée est trop importante ou mal arrimée.

Mal entretenu, les véhicules doivent être régulièrement contrôlés pour déceler les anomalies ou usures et ainsi éviter les accidents. Cela passe bien sûr par le contrôle technique obligatoire, mais aussi par des contrôles réguliers du conducteur.

Les accidents peuvent avoir de lourdes conséquences pour les conducteurs ou les autres usagers de la route. En plus des conséquences physiques pouvant être très grave, ils peuvent entraîner des chocs psychologiques
Pour les entreprises, il peut y avoir une répercussion aussi bien financière (prise en charge médicale de la victime, versement d’indemnités journalières…) qu’organisationnel (absences, démotivation et stress des équipes, mauvaise image de l’entreprise…)

Comment prévenir le risque routier ?

1 – Identifier le risque professionnel

Dès que des salariés sont amenés à se déplacer pour raison professionnelle, la responsabilité du dirigeant est d’inscrire le risque routier dans son Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)

C’est bien de l’accident de mission qu’il sera question dans votre DUERP, c’est-à-dire de celui qui survient dans le cadre d’un déplacement nécessaire à l’exécution du travail. Si l’accident de trajet est considéré comme un accident du travail par le Code de la Sécurité sociale, sa prévention ne dépend pas d’une obligation légale mais plutôt d’une volonté d’agir ensemble pour plus de sécurité sur la route. 

 

2 – Former les travailleurs exposés

La première chose à faire une fois le risque identifié est de communiquer et de sensibiliser. C’est une base pour ensuite établir des protocoles de sécurité acceptés de tous les salariés.

La formation est un moyen efficace pour prévenir les risques, certaines sont d’ailleurs obligatoires. C’est le cas de la « Formation initiale minimale obligatoire » (FIMO) et de la « Formation continue obligatoire » (FCO) pour tout travailleur conduisant un poids lourd affecté au transport de marchandises ou de personnes.

D’autres sont facultatives, à l’initiative de l’entreprise comme l’action de prévention PACTE BTP portée par la Fondation du BTP, partenaire historique de la mutuelle MBTP. Cette formation, spécialement conçue pour le secteur du BTP, permet d’accompagner les entreprises sur le sujet du risque routier. Elle peut-être délivrée directement au sein de l’entreprise. 

 

3 – Organiser le travail

L’organisation de la journée de travail permet d’intégrer certaines routines préventives, par exemple accorder un moment pour les vérifications des véhicules et gérer au mieux les contraintes temps, ce qui aide à réduire les situations de stress, facteur important d’accident.  Le lieu de travail peu lui aussi être adapté avec notamment de la signalétique de chantier (feu tricolore, panneau de signalisation …). 
 
Enfin, l’implication personnelle et le respect des consignes de sécurité est primordial pour que l’ensemble de ces démarches soient efficientes. 

(1) L’essentiel du risque routier – publié par le Ministère du Travail (chiffres 2021)

(2) https://www.ameli.fr/entreprise/sante-travail/votre-secteur/batiment-travaux-publics/chiffres-cles

En un coup d’oeil !

Tous les salariés du secteur de la construction sont concernés par le risque routier, en mission ou durant leur trajet vers l’entreprise.

Ce risque doit être intégré au DUERP de l'entreprise et des actions de prévention doivent être mises en place.

Des formations existent pour sensibiliser au risque routier professionnel.

Pour aller plus loin

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