« Les femmes ont toute leur place dans la belle aventure du BTP »

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2 Photographie de Laurence Cottet, experte addictologue du BTP dans le cadre des interviews des femmes du BTP

Laurence Cottet est une battante. La fondatrice du mouvement Janvier sobre, qui a reçu le soutien de la mutuelle MBTP, a passé la plus grande part de sa vie professionnelle dans le domaine du BTP. Si elle se consacre désormais à la prévention des conduites addictives, elle n’a jamais oublié cette « école de la vie » qu’est le secteur de la construction.

Comment êtes-vous venue au BTP?

C’est vraiment par hasard que j’ai, dès le début de ma carrière, intégré le secteur professionnel du BTP, en répondant à une annonce parue dans la presse locale pour un poste de Juriste. Très vite, le poste et son environnement m’ont plu. Il fallait être réactif, à l’écoute des opérationnels et trouver des solutions à leurs problèmes. J’ai toujours été proche du terrain, je n’hésitais pas à me déplacer, à aller sur les chantiers pour bien comprendre les enjeux, pour rencontrer les parties en litige et j’ai toujours privilégié des solutions amiables qui, à terme, font gagner du temps et de l’argent. Cette vision des choses a été appréciée et c’est comme cela que j’ai gravi les échelons pour devenir 20 ans plus tard Directeur des Risques dans un grand groupe mondial du BTP.

Y a-t-il un regard spécifiquement féminin sur le BTP ?

Une femme qui travaille dans le BTP suscite du respect car elle a dû, forcément, faire sa place dans un monde d’hommes. Au début, elle sera observée, mise à l’épreuve… il lui faudra du temps et de la persévérance mais, avec de la compétence, elle y arrivera.

Que faut-il faire de plus qu'un homme, quand on est une femme dans le BTP ?

Il faut réellement travailler « comme un homme », voire plus ! Montrer qu’on est capable de s’intégrer dans une équipe car le BTP, c’est avant tout un travail d’équipe et d’entraide. Il ne faut pas avoir peur de manquer d’autorité car si vous êtes compétente, celle-ci sera naturelle et le respect sera là. Bien sûr, il faut souvent un peu plus de temps pour se familiariser à cet environnement masculin.

Que faut-il faire, d'après vous, pour inclure encore plus de femmes dans le secteur ?

Il faut faire la promotion de ce secteur, quel que soit le métier : ingénieure, grutière, conductrice de travaux, cheffe d’agence… Il faut en parler et témoigner sur ce monde dans lequel c’est avant tout une équipe qui construit un ouvrage. C’est une école de vie : on est solidaire face aux difficultés d’un chantier (malfaçons, intempéries, dérapage de planning, retard de livraisons des matériaux…) mais on est tellement heureux lorsqu’une construction se termine et que sa livraison se fait sans encombre ! Les femmes ont toute leur place dans cette belle aventure et en général, celles qui entrent dans le secteur du BTP vont y rester une bonne partie de leur vie professionnelle.

Que diriez-vous à une jeune fille qui hésiterait à intégrer la filière du BTP ?

N’hésitez pas ! Lancez-vous ! Ce n’est pas facile au début, mais si vous aimez vous investir et le travail d’équipe, cela vaut la peine d’essayer.

Photo, tous droits réservés. SP21/FCR0122

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« Les femmes ont toute leur place dans le BTP. »
« Une femme qui travaille dans le BTP suscite du respect car elle a dû faire sa place dans un monde d’hommes. Au début, elle sera observée, mise à l’épreuve… Il lui faudra du temps et de la persévérance mais, avec de la compétence, elle y arrivera. »
« Le BTP, c’est avant tout une équipe qui construit un ouvrage. C’est une école de vie : on est solidaire face aux difficultés d’un chantier (malfaçons, intempéries, dérapages de planning, retards de livraisons des matériaux…), mais on est tellement heureux lorsqu’une construction se termine et que sa livraison se fait sans encombre !. »