Julien Monmirel, responsable du développement commercial : « MBTP lance le 100% santé à la rentrée ! »

Alors que la réforme du reste à charge zéro qui, à partir du 1er janvier 2020, doit progressivement donner à tous les assurés un accès remboursé aux soins optiques, auditifs et dentaires, la mutuelle MBTP est déjà en ordre de marche. L’occasion pour Julien Monmirel, responsable du développement commercial MBTP, de décrypter cette loi du 100% santé et d’expliquer en quoi elle est une opportunité pour les acteurs du Bâtiments et des Travaux Publics…

 

En quoi consiste le 100% santé ou zéro reste à charge ?
Julien Monmirel :
Il s’agit d’une réforme gouvernementale visant à réinsérer dans le parcours de soin toutes les personnes ayant abandonné les traitements pour des raisons de coût. Les 3 postes concernés (optique, dentaire et aides auditives) sont en effet les secteurs où le reste à charge est le plus élevé. En créant des paniers 100% santé, regroupant une sélection de lunettes, prothèses dentaires et appareils auditifs de qualité mais à des tarifs encadrés, l’idée est de répondre aux besoins essentiels et de permettre à chacun d’avoir accès aux soins car l’intégralité des frais sera remboursée par la caisse de Sécurité sociale et la complémentaire santé.

 

 

Comment jugez-vous cette réforme ?
Julien Monmirel : Pour moi, le 100% santé décline un vrai projet de soins pour tous : revenir aux fondamentaux du bon équilibre du soin et du prix. Il n’induit pas une santé low-cost mais des prix maîtrisés pour une offre de qualité afin de répondre aux besoins essentiels de tous. D’ailleurs en dehors des paniers « 100% santé », chaque assuré conservera la possibilité de choisir des soins et des équipements qui seront remboursés tels que définis dans son contrat. Par ailleurs je suis très sensible à l’autre volet de la loi qui est la prévention. C’est une question primordiale pour le confort de l’individu mais aussi financièrement pour la collectivité. Le poste dentaire est particulièrement concerné. La réforme comprend par exemple des actes de prévention pour les enfants et les jeunes de 3 à 24 ans pour permettre un dépistage précoce de soins et une prise en charge globale de la Sécurité sociale à minima tous les 3 ans. Et en optique, des bilans visuels réguliers sont prévus également chez les enfants et les jeunes. Ils sont aussi pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

 

« A la MBTP, nous ne souhaitons pas orienter nos adhérents vers du sur-garantie »

 

Le 100% santé représente un challenge pour les mutuelles…
Julien Monmirel : Bien sûr ! Cette réforme nous demande un effort important au niveau financier, en terme d’organisation et également sur la pédagogie à faire auprès de nos adhérents. Mais MBTP y est bien entendu favorable. Nos administrés sont des professionnels et des retraités du BTP et nous avons dans notre ADN de fournir le meilleur des Garanties Santé au tarif le plus juste à nos adhérents.. Ces barèmes seront envoyés à l’ensemble de nos adhérents au cours du second semestre et tous nos conseillers sont d’ores et déjà investis et disponibles pour répondre à la moindre interrogation !

 

Mais cette réforme ne va-t-elle pas rendre uniformes toutes les offres des mutuelles ?
Julien Monmirel : On peut effectivement croire cela car le panier de soin 100% santé est le même et représente un socle commun, mais en réalité toutes les mutuelles ne proposent pas les mêmes services. Chacune est en effet libre de proposer des garanties supplémentaires que les adhérents peuvent décider de choisir ou non. A la MBTP, nous ne souhaitons pas orienter nos adhérents vers du sur-garantie. Nous leur expliquons, de manière claire et formelle, l’objectif du 100% santé, tout en les sensibilisant au fait que cette offre ne répondra pas forcément à l’ensemble de leurs besoins ou de leurs souhaits.

 

Le 100% santé : un levier fort pour l’attractivité d’une entreprise

 

Vous êtes dans une logique de cas par cas…
Julien Monmirel :
Tout à fait, c’est déjà notre exigence au quotidien, mais avec cette réforme nous avons vraiment la volonté de faire du sur-mesure et d’inciter chacun, individuel, artisan ou retraité, à s’informer et se reposer les bonnes questions concernant sa couverture santé. De la même manière dans les entreprises, nous accompagnons les dirigeants, les DRH ou les directeurs d’achat à faire le point sur les contrats qui s’imposent à tous les salariés de la société. Comme il n’est pas simple d’évaluer et de tenir à jour les risques et les besoins de tous les corps de métiers, il y a là une opportunité pour eux de revoir à la hausse ou à la baisse les différents niveaux de garanties.

 

Est-ce d’autant plus vrai dans votre secteur du Bâtiment et des Travaux Publics au sein duquel il y a une grande diversité de métiers ?
Julien Monmirel :
Oui, les risques sont forcément différents entre un ingénieur et un compagnon sur les chantiers. Et historiquement, même s’ils sont exposés, les artisans, les travailleurs non-salariés et les ouvriers sont des gens d’une grande résilience qui n’ont pas de véritable appétence pour le soin. D’ailleurs, nous nous apercevons aujourd’hui, que beaucoup d’entreprises adhérent à une mutuelle car elles sont « obligées » mais choisissent le minimum de garanties. La réforme va d’abord être bénéfique car le seuil minimum sera de meilleure qualité et fera revenir vers le soin une population qui s’en est éloignée. Mais il y a un autre message fort à faire passer auprès des acteurs du BTP qui recrutent massivement, c’est celui de l’attractivité. En effet une complémentaire avantageuse qui aide à préserver le capital santé est un levier fort pour attirer une population de jeunes bien plus sensible à ces questions. Donc aujourd’hui, s’il existe bien un secteur qui doit prendre en compte sa santé et la façon de l’appréhender, c’est bien celui du BTP !