L’oreillette Safehear bientôt produite à grande échelle

Publié le 1er juin 2021

A l’heure du lancement des candidatures pour la nouvelle édition du prix MBTP Prévention et Santé au travail, rencontre avec Héléna Jérome, CEO de la start-up Safehear, lauréate du prix l’an dernier. Après des mois de recherche et développement, l’oreillette connectée permettant de communiquer en milieu bruyant, développée par la start-up, va franchir une étape importante : celle de l’industrialisation.

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Vous avez testé le prototype de votre oreillette connectée ce printemps, dans l’industrie et le BTP. Quels sont les résultats ?

Les résultats ont été plus concluants dans l’industrie, en intérieur, plutôt qu’en extérieur dans le secteur du BTP. Nous allons continuer à travailler pour adapter notre technologie aux contraintes des travailleurs de la construction. Notre objectif reste d’équiper le maximum de salariés exposés au bruit quel que soit leur environnement de travail !  

Quelle sera la prochaine étape ?

Nous allons finaliser le design extérieur du prototype, le refaire tester… et lancer la commercialisation. Notre objectif de cette année est de 100 commandes et nous avons déjà des entreprises intéressées. Fin 2021, nous devrions lancer l’industrialisation et nous prévoyons les premières livraisons pour début 2022.

L’industrialisation est un nouveau défi pour vous.

C’est vrai, c’est une montagne à gravir ! Il faut gérer les contraintes de fabrication, les fournisseurs, les délais… Heureusement, nous sommes bien accompagnés dans cette démarche. La fabrication des 100 premiers produits sera un vrai challenge.
Nous avons confiance en notre technologie, qui répond à un vrai problème de santé publique : l’exposition des salariés au bruit et ses conséquences. 

Vous avez déjà relevé un autre défi : celui du financement, avec une levée de fonds fructueuse et le soutien de la banque publique d’investissement, BPI France. Qu’est-ce qui, d’après vous, a donné envie aux investisseurs de s’engager ?

Je crois qu’ils sont sensibles aux technologies que nous développons et que nous prévoyons de développer : le filtrage du son, l’identification des sources de bruit et l’intelligence artificielle qui permet d’être encore plus performant dans ce domaine.
C’est ce qui a permis notre labellisation « deep tech » par BPI France.
De plus, nos technologies créent de l’emploi et apportent une solution concrète aux enjeux de la prévention des maladies professionnelles liées au bruit.

Pour développer la technologie Safehear, vous vous êtes aussi appuyés sur d’autres partenaires. Que vous ont-ils apporté ?

Nous avons travaillé avec des chercheurs de l’Inria (Institut national de recherches en sciences et technologies du numérique) pour développer notre prototype et améliorer nos technologies de communication dans le bruit. Nous avons aussi rejoint le programme d’innovation de ST Microelectronics, à Grenoble et nous utilisons certains de leurs composants. Enfin, le groupe Apicil et MBTP nous ont mis en valeur et récompensés : tout cela a contribué à nous crédibiliser.

Que diriez-vous aux candidats potentiels au prix MBTP Prévention et Santé au travail qui hésiteraient à franchir le pas des inscriptions ?

Le prix MBTP est l’occasion de bénéficier d’un réseau d’entreprises heureuses de participer à un effort d’innovation et qui ouvrent leurs portes facilement. C’est une belle mise en lumière et une vraie chance pour les projets innovants !

SP21/FCR0122

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